Une exposition de journaux anciens se tient jusqu’au jeudi 26 avril salle André Malraux, rue Max Bourgin.
«La presse, c’est la conscience d’une nation», disait Albert Camus. «Ce sont les histoires de l’Histoire, la mémoire de l’Histoire» ajoute Jacques Canaud, historien, qui est à l’origine de l’exposition «Journaux du temps passé», actuellement visible salle André Malraux, tous les jours de 14h30 à 18h30.
Cette exposition sur Yerres est une initiative d’un genre nouveau. Ne s’offrent pas à la vue des tableaux, des sculptures. Mais des fresques historiques à base de mots et non pas de couleurs.
Ces documents témoignent des grands évènements du monde. Ils montrent l’influence et l’importance que le développement de la presse a eu sur le cours de l’histoire.
Théophraste Renaudot, fondateur de la presse française
Ce parcours sur les traces de la presse écrite débute au 17e siècle avec Théophraste Renaudot, médecin et journaliste, fondateur de la presse française avec la Gazette, un hebdomadaire dont le premier numéro vit le jour le 30 mai 1631. Qualité, abondance, diversité géographique, concision et clarté des nouvelles, la Gazette fut un grand succès et lui fut adjoint, dès 1634, le supplément des Extraordinaires, relatant dans le détail les évènements les plus importants.
Sous la plume de Théophraste Renaudot, la Gazette est un organe officieux, au service de la politique du Cardinal de Richelieu. L’hebdomadaire a le privilège d’être le seul à pouvoir fournir des informations à caractère politique.
Théophraste Renaudot écrira en 1631 : « L’Histoire est le récit des choses advenues. La Gazette est seulement le bruit qui en court…».
1871 – 1931 : l’Age d’Or
«L’âge d’or» de la presse française se situe entre 1871 et 1931. Le nombre et le tirage des journaux augmentent considérablement. On publie trois fois plus de journaux en France en 1914 qu’en 1880 ! En 1914, la ville de Paris compte 80 quotidiens. Cette même année, l’ensemble des quotidiens français dépasse 9,5 millions d’exemplaires, ce qui en fait la deuxième presse au monde en quantité après les Etats-Unis. Rappelons qu’en 1914, la France compte 41,6 millions d’habitants.
Mais avec la guerre de 1914-1918, les journaux subissent des difficultés en cascade : manque de personnel, restrictions sur le matériel, difficultés d’acheminement. Les journaux les plus fragiles disparaissent ; les plus grands voient leurs tirages augmenter.
Malgré la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, la censure est imposée le 2 août 1914 par «l’Etat de siège». La propagande patriotique est généralisée, parfois jusqu’au ridicule, pour maintenir le moral de la population.
Le Canard Enchaîné paraît le 5 juillet 1916 et lutte contre le bourrage de crâne par la satire et la dérision. Cas unique dans la presse, à ce jour, il est toujours resté fidèle à sa pagination, son indépendance, son humour et cela sans publicité.
Le 11 novembre 1918, «Le Petit Parisien» bat tous les records avec un tirage à 3 031 312 exemplaires.
A partir de 1919, la presse connaît une triple évolution :
- La presse magazine photographique est en plein essor ;
- Les articles sont plus variés (sports, économie, …) et la pagination augmente ;
- Les journaux se multiplient, s’adressent à une clientèle beaucoup plus large et se segmentent (apparition de la presse féminine).
Liberté de la presse
A cette même période, la liberté de la presse est le fruit de nombreux abus. Les personnes, publiques ou privées, ne sont pas protégées contre les outrages et les diffamations. Le suicide du ministre de l’Intérieur Roger Salengro, le 17 novembre 1936, suite à de nombreuses calomnies, marquera la fin de cette impunité. Le 18 décembre 1936 est promulguée une loi visant à aggraver les peines frappant la diffamation par voie de presse.
De nombreuses unes de journaux français et étrangers sont à découvrir salle André Malraux. La plus célèbre reste le «J’accuse» d’Emile Zola dans l’Aurore.
- «Journaux du temps passé», jusqu’au jeudi 26 avril salle André Malraux, 2 rue Max Bourgin à Yerres. Ouvert tous les jours de 14h30 à 18h30.
Mon Å“uvre est « une invitation à la promenade, à mes beaux souvenirs. J’ai la nostalgie d’un monde perdu fait de beaucoup de bonheur« , confie le peintre Janvier (ci-contre, à gauche), lors du vernissage de son exposition « Janvier au printemps », vendredi 13 avril, à l’Orangerie de la propriété Caillebotte.
« Votre Å“uvre est une hymne à l’être humain dans la nature« , a confié devant l’auditoire Arlette Femery, conseillère municipale déléguée aux loisirs, chargée de la culture et du bénévolat. Un goût pour la nature certes, mais aussi et surtout pour le genre humain. Et un artiste altruiste qui sait aussi s’engager. Rappelons qu’une partie des Å“uvres exposées seront mises aux enchères le dimanche 29 avril à l’Orangerie par Me Cornette de Saint Cyr, et ce, au profit d’un musée à Esteville (à 30 km de Rouen) consacré à l’Abbé Pierre. « Il est rare qu’un peintre fasse ce geste très généreux au profit d’un mouvement« , ajoute Claude Mollard (ci-contre, à droite, à côté de Janvier). S
La troisième édition du Salon International du Pastel organisé par la société des pastellistes de France et le centre d’art et d’expositions La Ferme Ornée présentera une sélection des plus belles oeuvres de pastellistes français et étrangers.
Dans le cadre des Journées européennes des métiers d’art (du 30 mars au 1er avril), Yannick Bouchain, artisan joaillier yerrois ouvrira les portes de son atelier et proposera aux curieux des démonstrations de son travail (soudure, sculpture sur cire, initiation à la gemmologie, etc.).
A Yerres, Yannick Bouchain, jeune joaillier créateur installé depuis quatre mois sur la commune ouvre les portes de son atelier vendredi 30 et samedi 31 mars.
Pour sa 11e édition, les Francopoésies (manifestation organisée par l’association Parole, Culture, Cité et la bibliothèque communautaire) reviennent du 10 au 25 mars sur le thème de l’enfance. Expositions, concerts, animations poétiques et musicales diverses vont promouvoir la poésie pendant deux semaines sur la ville d’Yerres.
Vous avez entre 15 et 25 ans ? Profitez pendant les vacances scolaires des bourses aux projets concoctés par le service Sports Loisirs Jeunesse.
Vous avez un talent ou un projet musical à développer ?
Vous avez un projet de vie (études en France ou à l’étranger, formation spécifique, initiative sociale, sportive ou culturelle, projet humanitaire, formation diplômante) ?